tout savoir sur l'ostéoporose


Le nouveau mal du siècle ?


On parle souvent du mal de dos comme le mal du siècle, mais depuis quelques années, le nombre de diagnostics d’ostéoporose s’envole, pour les femmes aussi bien que pour les hommes.
Cette dégénérescence osseuse inquiète les médecins, car elle n’est pas imputable au seul vieillissement de la population. Quant aux traitements médicamenteux, ils s’avèrent parfois plus dangereux que la maladie elle-même.

Définition de l’ostéoporose


Cette maladie est simplement une déminéralisation des tissus osseux.
Les os ne sont pas des matériaux inertes, durs et cassables, qui forment le squelette. Ces organes évoluent tout au long de la vie et échangent constamment avec le reste de notre corps : formation des cellules sanguines, stockage des minéraux et régularisation de la concentration sanguine par métabolisme du calcium.
Ce métabolisme du calcium se déroule aussi dans d’autres parties du corps : l’intestin et les reins.
Il régularise la concentration sanguine à l’aide de trois hormones : la parathormone, la calcitonine et la fameuse vitamine D.
Dans cet échange constant, la création et la détérioration de masse osseuse sont en quasi-équilibre. D’un côté, nous avons les ostéoblastes qui « fabriquent » de l’os, de l’autre les ostéoclastes qui détruisent les tissus osseux. Dans un corps en bonne santé, ces deux phénomènes se compensent.
Sauf en cas d’ostéoporose.
Lorsque les ostéoclastes prennent le pas sur les ostéoblastes, on assiste à l’altération, la détérioration de l’os qui perd de sa densité : l’os devient poreux.
Cette maladie est une déminéralisation, une dégénérescence des tissus osseux.
Ce capital osseux en décroissance peut être épisodique, comme lors de la fin de la croissance, ou vraiment problématique comme lors de la ménopause précoce.

À partir de 50-55 ans chez les femmes, on assiste à une diminution puis un arrêt de la production d’hormones par les ovaires. Cette carence hormonale en œstrogènes entraîne le développement de l’ostéoporose. Elle peut survenir plus tôt dans le cas d’une ménopause précoce.

Mais d’autres facteurs entrent en jeu dans l’apparition de cette perte de densité osseuse.

Une maladie moderne ?


Remontons un peu dans le temps. Il y a 10 000 ans, l’humanité se sédentarise et on voit, lors de densitométries effectuées sur les squelettes de nos ancêtres, une fragilisation des squelettes. Le nomade marche plus, ses tibias et fémurs sont denses et robustes. Une certaine dégénérescence voit le jour aux alentours de 9000 ans avant notre ère, selon des chercheurs américains (1). Avant de se stabiliser vers 2000 ans avant notre ère.
Aujourd’hui, associations de prévention et médecins tirent la sonnette d’alarme. Après la cinquantaine, une femme sur trois et un homme sur cinq aura une fracture ostéoporotique.
La sédentarité, la mauvaise hygiène de vie et certains traitements médicamenteux semblent accélérer la venue de l’ostéoporose et toucher de plus en plus de personnes.
On estime à 75 millions le nombre de personnes touchées à l’heure actuelle pour l’Europe, le Japon et les États-Unis. Un chiffre qui devrait être doublé dans les 50 prochaines années.
En 2050, la moitié de toutes les fractures ostéoporotiques de la hanche auront lieu en Asie et en Amérique du Sud.
Une version légère de l’ostéoporose, l’ostéopénie, touche à l’heure actuelle 225 millions de personnes en Europe, aux États-Unis et au Japon.
Oui, l’ostéoporose est bien une maladie dont les cas sont en train d’exploser sur toute la surface de la Terre.

Causes et facteurs aggravants


Si, comme on l’a vu plus haut, l’ostéoporose se retrouve en majorité chez les femmes ménopausées, voire sujettes à une ménopause précoce, c’est ce que les professionnels appellent les formes primaires. Mais elle touche aussi d’autres populations : ce sont les formes secondaires, souvent issues de traitements médicamenteux ou hormonaux.
Car la vie moderne, avec ses bienfaits, présente aussi ses revers. Et on y trouve des facteurs de risque de plus en plus nombreux.
En voici une liste non-exhaustive :

  • l’allongement de l’espérance de vie augmente logiquement le nombre de personnes touchées.
  • la sédentarité : le manque d’exercice physique, la station assise prolongée, le faible temps consacré à la marche vont favoriser la destruction des os.
  • un faible poids corporel est aussi un facteur de risque, mais un excès de poids, entraînant une inactivité accrue, est aussi problématique.
  • l’alimentation et l’hygiène de vie sont indissociables des facteurs à risque. La consommation excessive de caféine, de sel (omniprésent en grande quantité dans les plats tout prêts entre autres), d’aliments acides ou trop riches en protéines animales entraînent une évacuation excessive du calcium dans les urines. L’aluminium, présent dans beaucoup de produits, serait, selon certains professionnels, un facteur aggravant.
  • l’alcoolisme et la consommation de tabac sont aussi montrés du doigt par les spécialistes de la déminéralisation.
  • certains traitements médicamenteux : la prise de certains médicaments comporte des risques. L’ostéoporose entre dans la liste d’effets secondaires de nombreux traitements : affections hormonales (glandes thyroïdes), polyarthrite rhumatoïde, tumeurs et maladies du foie, de l’intestin, des reins. Les traitements par corticoïdes (predisone, cortisone, etc.), ceux des cancers du sein et du cancer de la prostate entraîneraient une déficience en calcium et/ou d’une carence en vitamine D.
    Des médicaments contre les symptômes de la ménopause (sécheresse vaginale, bouffées de chaleur) peuvent aussi influencer la déminéralisation.
    Certaines études montrent du doigt l’impact de la prise, de plus en plus prescrite, d’anticoagulants sur l’ostéoporose.
    Lors du temps post-opératoire, un alitement de longue durée peut aussi entraîner un risque élevé de déminéralisation.

    Il faut par ailleurs prendre en compte les antécédents familiaux.
    Si l’on a des ancêtres directs ayant souffert de maladies osseuses, il se peut que l’on ait des prédispositions. Si quelqu’un dans la famille a eu plusieurs fractures lors de chocs ou de chutes bénins, notamment fractures des vertèbres ou du col du fémur, il faut rester vigilant.

    Enfin, l’ostéoporose peut découler d’une évolution de maladie grave, comme la polyarthrite rhumatoïde. Il s’agit d’une maladie dégénérative inflammatoire chronique auto-immune touchant les articulations (mains, poignets, genoux, etc.) qui amoindrit la membrane synoviale, érode les cartilages et « soude » les articulations.

  • Des symptômes multiples


    Dépister au plus tôt l’ostéoporose est un plus indéniable dans la mise en place d’un traitement efficace.
    Certains indices peuvent mettre la puce à l’oreille : douleurs osseuses, articulaires, fatigue chronique et phases de dépression.
    On l’a dit, les antécédents familiaux, les maladies chroniques suffisent à se faire surveiller par un spécialiste de la rhumatologie. Idem pour une hygiène de vie peu... hygiénique, comme la consommation excessive d’alcool.
    Un tassement du dos, le dos qui se voûte (cyphose), des douleurs dans le bas du dos, des douleurs osseuses et surtout une perte de taille de plus de 3 cm sont des indices à prendre en compte.
    Chez les hommes, de plus en plus concernés, des défaillances sexuelles, impuissance, manque de libido peuvent pointer un manque de testostérone lié à la perte de densité osseuse.
    Les douleurs intestinales, souvent accompagnées de diarrhées à répétition pouvant être liées à la maladie cœliaque ou à la maladie de Crohn, sont d’autres symptômes d’une déminéralisation.
    Soyons clair : ces indices ne veulent pas dire que les personnes ont forcément de l’ostéoporose, mais que leur terrain est propice et que, l’âge avançant, il faudrait consulter.

    Outils de diagnostic


    Dans la plupart des cas, il est impossible de poser un diagnostic sans un test de densité minérale osseuse. Souvent, en effet, l’ostéoporose est dépistée après une fracture. Or, il suffit d’un examen simple, rapide et indolore pour savoir si l’on est concerné.
    L’ostéodensitométrie balaye à l’aide de rayons X (à faible rayonnement : 20 fois moins qu’une radiographie pulmonaire par exemple) le tissu osseux pour mesurer sa densité au niveau de la colonne vertébrale ou de l’articulation des os de la hanche.
    Les résultats sont comparés à la densité osseuse des jeunes adultes.
    La scintigraphie osseuse, elle, sera préconisée pour confirmer un diagnostic d’ostéoporose en mettant en évidence le tassement vertébral ostéoporotique.
    Une prise de sang peut aussi dépister la carence en vitamine D et en calcium ainsi que révéler une inflammation dans le sang.

    Conséquences


    La déminéralisation osseuse entraîne bon nombre de désagréments, de complications dans la vie de tous les jours et surtout peut avoir des conséquences graves voire mortelles.
    Un choc léger ou une chute peut provoquer des fractures des poignets, du dos (tassement des vertèbres), la fameuse fracture du col du fémur ou celle de la hanche, dont les complications (lors des lourdes interventions chirurgicales) peuvent entraîner la mort.
    Dans la plupart des cas, les fractures des vertèbres sont, suivant l’âge, très invalidantes.

    Traitements : attention aux effets secondaires


    Avant de voir les traitements médicamenteux de l’ostéoporose, soulignons qu’on peut prévenir l’arrivée de l’ostéoporose.
    Même chez les enfants, la pratique d’un sport et une alimentation équilibrée et riche en vitamine D et en calcium est une bonne base pour acquérir des os plus solides (laitages, poissons gras, fruits et légumes de saison, etc).
    C’est vrai aussi pour les personnes âgées, a fortiori celles présentant une déminéralisation avancée.
    Nul besoin de devenir un sportif de haut niveau, une activité physique régulière et douce est indispensable : marche, natation, tai chi…
    Surveiller son poids et son indice corporel, arrêter la consommation excessive de tabac et d’alcool ont bien évidemment des effets bénéfiques.

    Le traitement de l’ostéoporose


    Pour les médicaments, il existe plusieurs traitements réduisant le risque de fracture de plus de la moitié. De nouvelles molécules sont en cours de validation, mais la plupart des traitements sont encore souvent longs, de l’ordre de trois à cinq ans.
    Certains, comme les bisphosphonates, freinent les fameux ostéoclastes détruisant le tissu osseux. Ils sont à réserver aux cas les plus graves, les effets secondaires pouvant être problématiques.

    Scandales dans les laboratoires


    Et les effets secondaires des médicaments et leurs contre-indications ont souvent été minorés voire complètement cachés par les laboratoires.
    Il est clair que la course pour un traitement efficace, vu le nombre de futurs malades à traiter, produit des dérives sérieuses. En voici deux exemples.
    En 2017, le Protelos est retiré du marché. Les effets secondaires sont trop graves : hypersensibilité médicamenteuse souvent mortelle, inflammation des muqueuses, etc. Pire, ces effets secondaires ont été soigneusement cachés par le laboratoire Servier, de triste réputation après le scandale du Médiator.
    En 2018, des médecins suisses alertent le monde entier sur les effets secondaires du Prolia (2), eux aussi minimisés voire cachés par le laboratoire Amgen.
    Ce médicament soi-disant miracle pose de sérieux problèmes : des fractures vertébrales à répétition dès l’arrêt du traitement. Il aura fallu la pugnacité des professionnels lausannois pour que le scandale voit le jour.

    Enfin, les traitements de substitution hormonale sont très efficaces mais auraient tendance à favoriser certains cancers.

    Les traitements naturels


    Certains patients se tournent donc vers des médecines douces ou des traitements naturels.
    Il est difficile de quantifier l’impact de ses médecines alternatives sur les patients, d’autant plus que des professionnels remettent carrément en cause l’hormonothérapie visant la déficience œstrogénique.
    De plus, beaucoup d’entre eux dénoncent l’inefficacité, voire les dangers de l’apport quotidien en vitamine D et calcium. Pour eux, les laitages sont des acidifiants, donc participent à la déminéralisation osseuse.
    La prise de calcium chez les personnes âgées peut parfois entraîner, et c’est aussi l’avis de certains médecins « traditionnels », des dysfonctionnements pour les reins et le système cardio-vasculaire.
    Les traitements vont des cures de remèdes homéopathiques, de décoction de prêle ou de sauge, à la prise de DHEA, la fameuse « hormone de jouvence » bien connue de certains sportifs de haut niveau. La luminothérapie tient une bonne place pour pallier le manque d’exposition au soleil.
    Là où médecins conventionnels et naturopathes se rejoignent quand même, c’est sur l’hygiène de vie et l’importance des exercices physiques.
    Le régime méditerranéen est alors pris en exemple comme régime alimentaire efficace contre l’ostéoporose.

    Notre squelette est ainsi plus fragile qu’il n’y paraît.
    D’ailleurs, outre l’ostéoporose, il existe d’autres maladies osseuses.
    - le cancer des os est un cancer secondaire. Les cancers du sein, de la prostate, du rein, de la thyroïde, des poumons peuvent entraîner des métastases osseuses.
    - les dystrophies osseuses sont des développements anarchiques (ou dysplasie) des tissus osseux lors de leur croissance ou de leur réparation après une fracture. La plus connue est la maladie de Paget : une déformation des os (augmentation, densification) accompagnée de douleurs articulaires. L’ostéonécrose, elle, fragilise la tête fémorale.
    - l’ostéomalacie est un « ramollissement » des os généralisé dû à la disparition progressive des sels calcaires de la substance osseuse. Le manque de vitamine D est encore une fois à la source de cette maladie devenue rare.

    1 : https://www.pnas.org/content/early/2015/05/14/1502932112
    2 : https://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9271208-l-osteoporose-au-coeur-d-un-scandale-decouvert-a-lausanne.html

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